BD#3

Aujourd'hui, pour rattraper le peu de contenu des derniers jours: une critique!
Je ne présente pas Junko Mizuno, ultra connue pour ces illustrations bourrées de tout ce que les adulecsentes comme moi issues des années 80 raffolent: poulpes, lapins roses, dolls et ghore. Elle est encore à l'honneur cette année dans la collection 2008 Fornarina.

Je suis tombée par hasard sur un de ces premiers ouvrages qui l'a visiblement fait percer: Pure transe (Je veut dire au Japon, parcequ'en France c'est Cinderella qui l'as dévoilée un peu plus tard).
Histoire très spéciale: elle se situe dans le futur après une guerre mondiale, les habitants se sont retranchés dans un monde souterrain et ne se nourissent plus que de pilules de "pure transe" au gout éloigné de nouriture. Les protagonistes sont les infirmières d'un centre de soins pour boulimiques, victimes de l'horrible directrice. A l'origine, chaque chapitre est en fait un livret d'un CD de musique techno.



Pour se lancer dans cette lecture, il faut avant tout aimer les femmes nues aux allures de Doll, le sadomasochisme et les sex-toys, le kitch façon bande dessinée des anneés 90.

Difficile de rentrer vraiment dans cette histoire complétement futile qui n'est en fait qu'un fil conducteur à l'ouvrage. L'intérêt de ce Manga est qu'on y retrouve tous les clichés des années 90 qui marchent encore aujourd'hui.

Premier abord, l'aspect kawaï des dessins pour ammener une violence pseudo cachée. Dans cette univers enfantin, scène de bordel et de sévisme sexuels (sky doll) et tortures  de petits animaux innocents (happy tree friends). On retrouve aussi le cliché des infirmirmières qui pourraient très bien officier dans un hôpital dessiné par Trevor Brown.







La forme plus importante que le fond donc, à l'image des chansons de Yelle ou elle dit elle même que ces textes n'ont aucune importance, pourvu que la mélodie soit bonne.




"Pure transe" est certainement le précurseur d'une mouvance, mais doit déjà à ses ainés. Tout au long de la lecture, je n'ai pu m'empêché de penser à "La caste des métabarons".

Tout d'abord parceque le scénario atteint le même degré de délire et d'irrationalité que ceux de Jodorowsky et qu'il n'est là que pour ammener les scènes à caractères ghore ou sexuel (un peu comme dans un film de cul en fait)

Ensuite parcequ'on y retrouve le même genre de thèmes: faune et flore délirante, mutilation, domination et soumission, destruction du corps humain (âmes errantes) auto-fécondation et descendance.


Pour conclure, il faut lire ce maga comme une curiosité. Junko Mizuno se consacre maintenant essentiellement à l'llustration et c'est aussi bien comme ça!

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