Image : Wael Shawky
Je continu la semaine en courant de galeries en galeries. L'exposition de Wael Shawky (Al araba al madfuna) m'a permis de découvrir la galerie KW qui se veut un laboratoire d'art contemporain. On y accède en traversant une court ou sont installés un café et sa terrasse, très agréables quand il y'a un peu de soleil.
J'ai été très agréablement surprise car je doute toujours de la place de la vidéo dans les musées mais l'oeuvre de Wael Shawky m'a montrer qu'elle était parfois tout à fait justifiée.
La première salle de l'exposition est plongée dans le noir (et pour cause, c'est une installation vidéo) et remplie de sable. Je descend précautionneusement les escaliers et je m'avance jusqu'à des formes qu'on distingue au milieu de la pièce. Quand mes yeux sont un peu mieux habitués à l'obscurité, je remarque que ce sont des pierres disposées en rectangle, comme les ruines d'une petite maison. Je m'y assied et regarde le film. L'atmosphère est très prenante, pour y avoir été, on se sent emporté sur les bords du nil.
Le film en noir et blanc montrent des hommes rassemblés dans une cave, narrant une histoire tour à tour, pendant qu'un l'un d'eux creuse le sol pour en déterrer quelque chose. Après quelques minutes, je me rend compte que ce sont des enfants avec des postiches, mais l'ambiguïté est forte car les voies sont celles d'adultes.
Après presque un quart d'heure de contemplation, je sort et me dirige vers la deuxième salle.
C'est une autre vidéo, en couleur cette fois, présentant un théâtre de marionnettes. L'histoire raconte Jerusalem au temps des croisades. Les marionnettes sont faites à la main et très impressionnantes. Elles sont très simples mais se dégage d'elles une une inquiétante beauté. L'ambiance des scènes est magique, pleine de brumes et d'ombres. Les personnages se déplacent dans des paysages de papiers peints à la main.
Dans la salle au dessus, dans une grande vitrine, ont peut voir toutes les marionnettes qui ont servies au film.
Enfin, au dernier étage, des scènes de vies d'une famille de nomade défilent sur quatre grands écrans. On peut se tenir au milieu de la pièce et passer d'une vue à l'autre. C'est très calme et lent (de manière positive), et s'inscrit dans le rythme général de l'exposition.
Un très bon moment plein de poésie que je recommande à tout le monde!
Wael Shawky
Al araba al madfuna
KW Institute for Contemptuary Art
Augustrasse 69
10117 Berlin
Jusqu'au 21 octobre
Entrée payante
Les photographies sont ma propriété, merci de ne pas les utiliser sans mon accord.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire